L’URSS et l’internationalisation d’une révolution. L’URSS est le premier pays qui ressort dans n’importe quelle conversation à propos du communisme. Toute conversation à propos de l’URSS répète, comme un disque rayé, les grands aspects négatifs de l’histoire de ce pays: la révolution bolcheviste qui fut supposément particulièrement sanglante, les procès de Moscou, la famine de Staline, et tant d’autre. Mais regardons d’un point de vue objectif les biens et les torts de l’une des plus grandes révolutions sociales de l’histoire. Une révolution majeure anti-monarchique a lieu en Russie vers 1917-1921. Rejetant le républicanisme bourgeois déjà amplement discrédité politiquement, les leaders révolutionnaires russes se réclament du communisme. Ils produiront la dernière grande république moderne, croyant longtemps mettre en place le socialisme. La tentative d’internationalisation de ce type de révolution mènera aux restriction étroitement nationaliste du stalinisme.

Les origines de la révolution (1905-1917). En 1905, l’empire Russe, mené par Nicolas II, fait face à des résistances intérieures de plus en plus fortes. La population russe trépigne de mécontentement. Les gens ont faim, ils sont dépourvus de terres agricoles, ils ne sont pas éduqués et des propos révolutionnaires sont tenus partout à travers le pays. La guerre russo-japonaise fait rage depuis un an et dans une défaite majeure de la flotte russe, la quasi-totalité de la flotte du pacifique est perdue en une bataille unique. Ceci discrédite encore plus le tsar Nicolas II et le régime Romanov aux yeux de son peuple. La défaite de la bataille de Tsushima engendre la mutinerie d’un cuirassé, qui deviendra un symbole culte de la révolution bolcheviste, le Potemkine. La mutinerie du Potemkine débute avec une tentative de mutinerie par un groupe de matelots. Ces matelots avaient été arrêtés par les forces du capitaine et un ordre d’exécution est mit en places. Les matelots révoltés sont couchés en joue sur le pont. L’ordre de les fusiller est donné par le capitaine, qui finit, en fait, par se faire fusiller par le peloton d’exécution. Les officiers du bateau sont soit tués où emprisonnés et la mutinerie réussit. Le Potemkine devra bien sûr se rendre, mais son impact sur la population russe sera immense. Il deviendra le principal symbole de la révolution en marche. En 1914 la Russie tsariste entre dans la première guerre mondiale comme alliée de la France et de l’Angleterre dans la Triple Entente. Un peuple mal nourrit, mal éduqué, très pauvre, complètement opprimé est envoyé au front. Depuis le début de la guerre, jusqu’à la révolution bolcheviste, les pertes russes contre les allemands et les austro-hongrois sont catastrophiques. Les troupes russes sont levées par conscription. Ainsi des millions d’opprimés reçoivent dans leurs mains, les armes qu’ils utiliseront pour se révolter.

Une révolution majeure anti-monarchique en Russie (1917-1921). L’insurrection bolcheviste se décide le 10 octobre 1917 après de longues périodes de discussions, durant lesquels il y a un vote au soviet (comité populaire) de Petrograd, oui ou non, pour la révolution et les révolutionnaires l’emporte 10 à 2. Le pouvoir soviétique se divise donc en deux secteurs, le militaire et le politique. Trotski se retrouve chef de toute action militaire que va prendre les révolutionnaires (Staline faisant parti de son équipe de direction, mais avec un petit rôle) et Lénine dirige le bras politique du mouvement. Le soviet de Petrograd est appuyé par les troupes qui reviennent du front. Les garçons qui reviennent (des ouvriers et des paysans qui avaient été conscrits par le tsar) ne cherchent qu’à changer le pouvoir parce que le mode de vie des villages, la famine et la pauvreté, se confonde avec le drame du front. Avec de telles pensées, le message communiste est un peu perdu devant le message anti-monarchique. Les soldats cherchent beaucoup plus à se créer leur propre république qu’à instaurer le communisme. À Petrograd, la nuit du 24 au 25 octobre, les Bolchevistes prennent le palais d’hiver avec presque aucune perte de vie. Ils entrent dans le palais en tirant des coups dans les airs, et le pouvoir cède. La mortalité de cet événement se trouve à être six personnes. À Moscou, la bataille est un peu plus intense. 50 000 révolutionnaires chargent le Kremlin et sont mitraillé par 10 000 réguliers de l’armée blanche. Ils prennent le Kremlin après quelque coup de feux, les pertes sont d’environ 300 hommes. Les simples soldats de l’armeé blanche sont relâché et les officiers détenus. Les historiens sont d’accord pour dire que la prise de Petrograd et celle de Moscou furent deux événements révolutionnaires peu meurtriers. La guerre civile qui suit la révolution est la vraie boucherie. Surtout avec l’ingérence des puissances occidentales. Après la prise des deux villes, Lénine publie le décret sur la terre. Le décret sur la terre repose sur un principe communiste venant directement du manifeste de Marx et Engels. Le point 1: Expropriation de la propriété foncière et affectation de la rente foncière aux dépenses de l’État. Cette première mesure communiste est un pas en dehors de la féodalité. Toutefois le pas vers le communisme est négligé par la population paysanne, mais le pas en dehors de la féodalité est grandement apprécié. Après le décret sur la terre, la guerre civile éclate. Le général Kornilov, en tête de l’armé blanche, cherche a contrer les révolutionnaires et remettre en place le pouvoir tsariste. L’armée blanche est appuyée par les puissances occidentales, la France, la Grande Bretagne, les États-Unis etc. Parce que le pouvoir tsariste de la Russie était anciennement allié avec les occidentaux. Les révolutionnaires ne le sont pas. La guerre civile entre les soviétiques et les tsaristes a causé un total de pertes humaines toujours inconnu, même de nos jours. Il y a bien des historiens qui sortent des nombres fantaisistes, disant que des millions de personnes sont mortes. Il y en a d’autre qui disent quelques dizaines de milliers. Le nombre exact de perte de vie de la guerre civile russe de 1917-1922 fait l’objet de débat depuis le temps où elle a eu lieu. Le résultat de ces conflits est, un taux de mortalité inconnu, un pays détruit par une guerre mondiale, une révolution et une guerre civile, une famine émergeant de la destruction causant encore plus de mort et un pouvoir révolutionnaire cherchant à mettre de l’ordre dans un pays qui n’en a pas. Ce pouvoir révolutionnaire se trouve à faire face à la propagande anti-soviétique d’autres pays qui cherche seulement à contrer les efforts que font les russes pour se sortir de la féodalité. Toutefois les révolutionnaires parviennent à non seulement contrer l’armée blanche, mais aussi à contrer les puissances occidentales qui s’ingéraient dans leur révolution. Ceci donne beaucoup de crédibilité mondiale aux soviétiques. Lénine internationalise donc la révolution. Moscou devient le centre de l’expertise révolutionnaire. Des tentatives de révolution dite communiste dans d’autre pays soit échouent où font rage. Le communisme se trouve à être vu comme l’avènement de l’ère nouvelle à travers le monde, mais en réalité le totalitarisme gronde dans les campagnes. Par exemple, Mussolini en 1922 est venu au pouvoir en contrant une tentative de révolution communiste en Italie. Il instaura le fascisme. En 1921 la N.E.P. (Nouvelle Politique Économique) est instaurée par Lénine. Cette politique met en place des principes capitalistes et met donc fin à une révolution communiste. Mais la N.E.P. n’est pas une régression vers le capitalisme, elle instaure ce dernier dans une Russie anciennement féodale. Résumons donc la révolution : ce sont les soviétique contre un pouvoir féodal. Il instaurent un nouveau pouvoir,  ils le déclarent communiste et finissent par instauré le capitalisme.

Lénine à la tribune

Redevenir graduellement réaliste et autoritaire  (1921-1938). En 1921, la N.E.P. est implantée. En 1922, la guerre civile se termine. En 1924, Lénine meurt. La mort de Lénine ouvrira la discrète marche de Staline vers le pouvoir. Vers 1928, Staline est secrétaire général du parti communiste de l’Union Soviétique. Cette position, encore mal connue, le place en charge de l’immense bureaucratie du pouvoir soviétique. Elle lui donne un énorme potentiel de contrôle sans que personne s’en rende trop compte. Graduellement Staline remplace les autres positions d’état (président du conseil du peuple, membre du bureau politique, président du praesidium suprême, ministres, etc.) par des hommes qu’il contrôle, il donne le pouvoir sur l’intégralité du système à une position, la sienne. Entre les années 1928 et 1938 Staline s’approprie le pouvoir. Il ne se hisse pas vers la plus haute fonction, il tire plutôt le pouvoir vers sa fonction. En 1938 l’appropriation du pouvoir par Staline culmine avec les procès de Moscou. Il fait exécuter tout les anciens dirigeants de la révolution (sauf un, Trotski, exilé au Mexique) en les faisant paraître comme des traîtres et purge l’intégralité des haut gradés de l’Armée Rouge, il instaure son pouvoir, son dogme, et devient le p’tit père des peuples. Entre 1929 et 1939, l’occident est traumatisé par la grande dépression. Ceci parait comme la chute du capitalisme aux yeux de la population mondiale. Le «communisme» Soviétique s’industrialise, produit, et ne ressent aucun des méfaits de la dépression. Toutefois aux yeux des occidentaux il surgit un espoir anti-communiste. Hitler, pur produit politique de la grande dépression, est élu au Reichstag en 1933 et commence son règne dictatorial sur l’Allemagne. Staline, à ce stade de son appropriation du pouvoir, a assez de ressource internationales pour voir très facilement ce que les occidentaux envoient insidieusement vers lui, un nazi insensé qui déteste le communisme… et l’occident. Staline, le 23 août 1939, fait un pacte de non-agression avec Hitler qui bouleverse les puissances majeures du temps. Le chien enragé du nom de Hitler se tourne vers ses maîtres et avance vers la France. Ce qui a été découvert après la déstalinisation de l’URSS ce sont les problèmes auxquels a fait face l’URSS durant la grande dépression. Il est important de noter tout de même que ces problèmes n’on pas été causés par la dépression. Entre les années 1930-1932 il y a eu les « famines staliniennes » qui ont fait rage dans le pays. Ces famines allaient faire l’objet de débats pour des générations futures. Il y a des historiens qui croient que Staline a fait exprès de tuer son peuple pour le contrôler, il y en a d’autre qui pensent que les purges des koulaks (les propriétaires fonciers russes) ont causé la confusion dans les campagnes et une baisse de la production agricole qui a engendré les famines. La réponse est libre à l’interprétation. Mais voici la version la plus crédible. Les koulaks (paysans propriétaire) des sortes de gentleman farmers russe au début des famines se fond exproprier et tuer. Quand on pense, on remarque rapidement que les koulaks n’étaient pas justes des bourgeois qui s’enrichissaient sur le dos des moujiks (paysan travailleur), ils aussi étaient les détenteurs du savoir faire agraire. Ils étaient le cerveau et les moujiks les bras. En coupant la tête au corps, les membres ne savent plus quoi faire. En tuant les koulaks, le savoir-faire des fermes est perdu, la productivité tombe. Il semble qu’il ne soit pas possible de déraciner la féodalité des campagnes sans causer une désorganisation catastrophique du secteur agraire. Lénine en 1917 publie le décret sur la terre. Ceci crée une famine causée par le manque de savoir-faire des anciens serfs du système féodal par rapport à l’agriculture. Lénine instaure donc la N.E.P. pour ramener des principes plus ancien mais capitalistes. Quand le pouvoir change, Staline remarque le jeu de classe qui se fait entre les koulaks et les moujiks. Dans son plus pur style autoritaire, il purge les détenteurs du savoir-faire et cause encore une fois les famines. Mais Staline cette fois ne réinstaure pas l’équivalent de la N.E.P. Il crée les kolkhoze, des ferme collectivisées, mais celles si ne sont pas aussi efficaces que les anciennes fermes des koulaks. La famine reste et la désorganisation aussi. Graduellement le système agraire se remet en place et les terres collectivisées recommencent à produire, mais ceci est parce que le savoir-faire est réappris par les moujiks. Résumons la période post-révolutionnaire de l’URSS. Staline se crée son pouvoir en manipulant un système bureaucratique dont il émane. La grande dépression donne du prestige au communisme et engendre un modèle social qui bouleversera l’Europe, tout en ouvrant aussi la voie aux dérives fascistes et nazi. L’URSS s’industrialise à grands pas, mais fait quand même des erreurs en rentrant dans le siècle. La fondation de la plus grande boucherie de toute l’histoire de l’humanité se prépare, le totalitarisme est au stade les plus enfantin de sa vie.

Tentative d’internationalisation de la révolution et lutte contre le nazisme (1938-1953). Hitler est élu au Reichstag en 1933. De 1933 à 1938 il militarise l’Allemagne, il prend le contrôle du pays, il rend tout autre parti politique illégal, il se débarrasse des S.A. et mets en place les S.S., il crée la jeunesse hitlérienne, il met en place les camp de concentration et commence sa politique génocidaire sur les juifs. En bref, il instaure le totalitarisme chez lui. Sa population respire l’air nazie, mais l’air n’est pas abondante. Hitler commence donc a parlé d’ «espace vital» pour les germaniques. Il commence donc a annexer d’autres pays. L’Autriche en 1938 et la Tchécoslovaquie en 1939. En 1939 le pacte germano-soviétique est signé entre l’Allemagne et l’URSS. Le pacte est signé par Vyacheslav Molotov du côté des soviétiques et Joachim von Ribbentrop du côté allemand. Ce que l’on peut constater du pacte de non-agression, signé à Moscou le 23 août 1939, c’est que les deux chefs ne voulaient pas être vu l’un avec l’autre. Hitler et Staline ne se sont jamais rencontrés face à face. Hitler se tourne contre le monde occidental. Il envahit la Pologne. Les puissances occidentales, la France, le Royaume Unit et leurs colonies, déclare la guerre à l’Allemagne. L’Italie et le Japon s’allient aux Nazis. L’Axe est née et les Alliés aussi. En six semaines, la Pologne est conquise, en six mois, la France est conquise. Le front ouest de l’empire allemand est assuré. De juin 1940 à Mai 1941 la Luftwaffe attaque la Grande-Bretagne. La bataille d’Angleterre est perdue et Hitler se rabat sur l’URSS. Le 22 juin 1941 le pacte germano-soviétique est rompu par les Allemands. L’opération Barbarossa débute. Les Allemands s’attaquent au Soviétiques. Ils prennent une portion importante du territoire russe. L’attaque de Pearl Harbor par les Japonais, le 7 décembre 1941, marque l’entrée en guerre des États-Unis. Les puissances de l’Axe on plus d’ennemi qu’ils ont d’alliés. L’intégralité de la puissance Britannique, les Soviétiques, les États-Unis, la résistance française. De 1941 à 1943 la guerre fait rage et les front n’avance pas. En 1943, victoire à Stalingrad. La sixième armée du troisième Reich est encerclée et détruite par l’Armé Rouge. C’est la première défaite terrestre des Nazis. À travers le monde, cette victoire soviétique est vue comme le tournant de la guerre, et la montée du communisme redevient de vogue. La population se questionne maintenant sur la puissance du capitalisme comparé à la puissance soviétique. Graduellement les Soviétiques commencent à reprendre du territoire. Sur l’autre front, le 6 juin 1944, le débarquement de Normandie marque la première victoire terrestre occidentale. Les fronts est et ouest de l’empire allemand rétrécissent. Les États-Unis libèrent la Hollande, la Belgique, la France, l’Italie, l’Allemagne de l’Ouest, la Norvège, la Suède, le Danemark et l’Autriche. Les Soviétiques libèrent la Pologne, la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie, la Yougoslavie, l’Allemagne de l’Est (dont Berlin). Les Soviétiques instaurent le «communisme» dans les pays qu’ils conquièrent. Tout simplement, il libèrent le pays et instaure un gouvernement nominalement communiste. Avec des méthodes pareilles, le message communiste est perdu et le totalitarisme est instauré, sous le nom de «communisme». Le prestige dont bénéficie le communisme devient toxique. L’Internationale et chanté a travers l’Europe, tandis que l’illusion communiste s’accroit. Presque chaque pays européen a son propre parti politique communiste. Staline est perçu comme l’homme nouveau. Le capitalisme est en tombé et une ère communiste vient à peine d’éclore. Quelque mois après guerre, les États-Unis crée le plan Marshall. Ce dernier est un progremme économieu ayant l’intention de refinancer les pays détruits par la guerre. Il est offert à tous pays concerné. La France, la Grande-Bretagne, l’Italie, l’Allemagne de l’Ouest, la Belgique, la Grèce, la Turquie, le Danemark, la Norvège, la Suède, l’Islande, le Portugal et l’Irelande acceptent l’aide américaine. Ces pays, plus l’Espagne et la Finlande, deviendront le Bloc de l’Ouest. Le plan Marshall est un moyen de garder une main mise capitaliste sur l’Europe, juste comme leurs pays, les américains ont acheté l’Europe. Les pays qui ont été libéré par les soviétique durant la deuxième guerre mondiale sont l’Albanie, la Bulgarie, la Roumanie, l’Allemagne de l’est, la Hongrie, la Pologne et la Tchécoslovaquie. Ces pays ferons partie du Bloc de l’Est. Donc, en 1945, il y a alliance économique entre les pays du bloc de l’ouest. En 1949, création de l’OTAN, alliance militaire des pays du bloc de l’ouest. En 1949, encore une fois, création d’une alliance économique entre les pays du bloc de l’est (Comecon). En 1955, deux ans après la mort de Staline, alliance militaire du bloq de l’est, le Pacte de Varsovie. La période de guerre nous présente simplement toutes les puissances mondiales qui entrent dans un mouvement réactionnaire et militaire. Hitler, nazi pugnace, déclenche la boucherie. Churchill, va-t’en-guerre anglais, saute au pouvoir. Staline, vétéran d’une révolution, ressort ses fusils. Franklin Delano Roosevelt, émanant de la grande dépression, meurt et cède la place à Harry Truman, «le Président de la Bombe». Avec de tels chef d’état, la guerre s’implante dans les esprits. La perte d’une vie humaine est considérée négligeable. La période de guerre est la période la plus de noire de l’histoire de l’humanité. Techniquement aucun de ces chefs d’état n’est responsable de ces actes, parce que l’environnement était tellement violent. Dans la période d’après guerre, nous voyons les chiens enragés se cacher, sauf un. Hitler meurt. Churchill perd le pouvoir. Truman perd le pouvoir. Mais, Staline reste au pouvoir. Le p’tit père des peuples, dans les huit dernières années de sa vie, façonnera la poigne de fer de l’empire soviétique. Les anciennes idées réactionnaires de la guerre resteront collées dans les esprits des futurs chefs de l’URSS. À ce stade ci, le communisme est non existant. L’internationalisation de la révolution se fusionne avec la lutte contre le nazisme. Les pays libérés par l’URSS se trouvent à changer d’occupants, sans comprendre le message. Ils voient les hommes portant le drapeau rouge qui font fuir les hommes portant la svastika. L’importance des deux camps est lacunaire tant et si bien qu’on mange et que la guerre est finie. Les armes maintenant rangées, la guerre froide débute. En 1953, Staline meurt et une grande tristesse s’instaure sur le monde. La planète pleure la disparition de son héro. Jusqu’à temps que quelqu’un ouvre un livre d’histoire et remarque quelque chose de bizarre.

Amorce de la réaction anti-soviétique (1953-1980). La mort de Staline, en 1953, apporte une grande tristesse. Les dirigeants soviétiques après Staline utilisent ce prestige de vieux héro mort pour légitimer la perpétuation du mythe communiste. Par exemple en 1956, l’insurrection de Budapest, en Hongrie, est réprimée par les chars d’assaut soviétique. L’homme nouveau existe encore, il est simplement dans notre coeur, donc chantez l’internationale! Mais la même année, Nikita Khrouchtchev dénonce les crimes de Staline. L’homme nouveau a fait des erreurs! Au 20ième congrès du Parti Communiste, le Rapport sur le culte de la personnalité est révélé. Les déportations, les exécutions et les arrestations des procès de Moscou sont dénoncées dans le rapport. Le culte de la personnalité mis en place par Staline est rejeté par Khrouchtchev parce que ce culte contredit les pensé du marxisme-léninisme sur lequel l’URSS repose. Cette réforme est en gros une tentative de retourner au vrai communisme. Khrouchtchev espère pouvoir corriger la dérive dictatoriale ayant découlé de la guerre. Il essaye en vain de retourner les aiguilles du temps. Suite au Rapport Khrouchtchev, le monde se sent trahi. Staline nous a menti! La déstalinisation se confond avec une désoviétisation. Tout graduellement les pays du bloc de l’est commence à se révolter. Chaque foie qu’ils manifeste la moindre velléité libertaire, ils se font répondre par les chars d’assaut soviétiques. En sommes, le vieux réflexe guerrier du temps de Stalingrad continue de jouer, mais plus pour libérer mais pour opprimer. Les révoltes réprimées s’énumèrent comme suit: Hongrie en 1956, Insurrection de Budapest; Tchécoslovaquie en 1968, Printemps de Prague; Républiques Musulmanes Orientales (Ouzbékistan, Turkménistan, Tadjikistan) en 1979, menant à l’invasion de l’Afghanistan limitrophe et finalement 1980, Pologne, mise en place du syndicats non-communiste Solidarność. Ce qu’il faut noter quand on analyse ces révoltes est que chacun de ces soulèvements était ni socialiste ni communiste mais purement capitaliste, nationaliste (et islamiste dans le cas des Républiques Musulmanes voisine de l’Afghanistan). Dans chacun des cas, les États-Unis endossaient les insurgés, leurs fournissaient de l’argent et couvraient tout l’événement à l’aide des média. La guerre froide était une guerre d’image et les Soviétiques paraissaient comme les plus fous, les plus rétrogrades et les plus militaristes. Pour conclure sur les années 1953 à 1980 il faut dire ceci. Les Soviétiques commencent la déstalinisation, mais au milieu de cette redéfinition communiste, Khrouchtchev est limogé et la poigne de fer stalinienne ou plutôt néostalinienne incarnée par Léonid Brejnev est de retour en beaucoup moins efficace. Cette moufle de fer est utilisée pour maintenir les pays du bloc de l’est et à chaque fois que la moufle ferreuse est utilisée, les États-Unis la filme en mondovision. L’image de l’URSS est détruite, l’empire est trop violent pour l’époque après guerre. La perte de la Pologne marque la fin de la vie de ladite moufle de fer.

La chute de l’URSS  (1980-1991). En 1980, l’URSS, vieil empire en décadence, perd pour la première fois un partisan du bloc de l’est. La Pologne, avec un libertaire syndicaliste et anti-communiste, endossé par les Américains, se trouve à faire une «révolution» contre la hiérarchie militaro bureaucratique soviétique. Lech Walesa est le premier homme à sortir victorieux contre les gros méchant prosoviétiques habitant la Pologne. Le gouvernement que Walesa a combattu est une division du complexe militaro-industriel compradore de l’URSS qui jouait le rôle de gouvernement. Ce gouvernement «communiste» n’était qu’un garde-chiourme stalinien. Il s’était fait implémenter à la libération du nazisme et était resté collé là comme un doigt métallique et pugnace de la poigne de fer de Staline. Quand Staline est mort, la poigne maintenant laineuse, a mené à un refus du contrôle toujours métallique mais non plus renforcé par Staline. La mitaine de fer ne jouait plus le rôle de la poigne. Le dogme de Staline s’effritait. Érigé en exemple, la Pologne est devenu un symbole d’espoir contre les Soviétiques. L’URSS avait mis trop d’argent sur les dépenses militaires et ne présentait plus un milieu de vie libre ou communiste. La fin était en vue. Mais en 1985 un espoir final se manifeste. Gorbatchev présente un nouveau tournant pour l’URSS. Il est vu comme l’homme qui va retrouver le droit chemin communiste que l’URSS a perdu. Mais cet homme arrive trop tard. En 1990, les républiques soviétiques et les pays du bloq de l’est sautent comme de bouchon de bouteille. Les boulons de cette ancienne machine cèdent et l’URSS est dissoute. La chute du mur de Berlin (1989) marque la fin de la guerre froide. La terreur de la bombe est éliminée. Les Américains ont gagné.